Laval, la ville aux trois énergies : ce que votre chauffage change au DPE

Fenêtres de la chapelle du Vieux-Château de Laval
Oie blanche / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

En bref

À Laval, le chauffage se répartit entre le gaz naturel (43,9 %), l'électricité (39,4 %) et le réseau de chaleur urbain (15,2 %), sur 15 485 logements diagnostiqués. Cette répartition à trois est inhabituelle, et chaque énergie produit un effet différent sur l'étiquette du DPE.

Recevoir mes 3 devis gratuits

Une répartition qu'on voit rarement

Dans la plupart des villes que nous suivons, une énergie écrase les autres. À Beauvais par exemple, le gaz représente 57,8 % du parc et le réseau de chaleur seulement 8,7 %.

Laval présente un équilibre bien plus rare. Sur ses 15 485 diagnostics : 43,9 % au gaz naturel, 39,4 % à l'électricité, 15,2 % au réseau de chauffage urbain. Trois énergies réellement présentes, dont un réseau de chaleur qui dessert plus d'un logement sur sept.

Pourquoi ça compte pour votre étiquette

Le DPE ne juge pas un chauffage sur son confort mais sur deux jauges : la consommation d'énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre. La classe retenue est la plus mauvaise des deux.

Or les trois énergies ne se placent pas au même endroit sur ces deux échelles. Deux logements identiques, isolés pareil, peuvent obtenir des classes différentes selon ce qui les chauffe. C'est la raison pour laquelle connaître son énergie est le premier réflexe avant d'engager quoi que ce soit.

L'électricité : la réforme de 2026 l'a favorisée

Les 39,4 % de logements lavallois chauffés à l'électricité, soit environ 6 100 biens, sont concernés par un changement de règle récent.

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9, en application de l'arrêté du 13 août 2025. Le logement n'a pas bougé, mais son étiquette peut s'améliorer. Un diagnostic établi avant cette date sous-estime donc un bien chauffé à l'électricité, parfois d'une classe entière.

Le gaz : bon en consommation, pénalisé au carbone

Les 43,9 % de logements au gaz naturel occupent une position inverse. Le gaz s'en sort correctement sur la jauge de consommation, mais il pèse lourd sur celle des émissions.

Comme la classe retenue est la plus mauvaise des deux, c'est souvent le carbone qui décide. Un logement lavallois bien isolé mais chauffé au gaz peut ainsi plafonner à cause de cette seconde jauge, sans que l'isolation soit en cause. Aucune réforme de coefficient n'est venue les aider en 2026.

Le réseau de chaleur : le contenu du réseau décide

Les 15,2 % raccordés au chauffage urbain, soit environ 2 350 logements, relèvent d'une troisième logique.

Leur étiquette ne dépend ni d'un coefficient conventionnel ni du seul équipement du logement, mais du contenu énergétique réel du réseau : plus sa part d'énergies renouvelables et de récupération est élevée, plus son contenu carbone est faible. Ce contenu est publié réseau par réseau et évolue avec les investissements de l'exploitant. C'est une donnée à demander plutôt qu'à supposer.

Ce que ça implique en copropriété

Laval est une ville d'appartements : 11 866 diagnostics portent sur des appartements contre 3 181 sur des maisons.

Pour la majorité des propriétaires, changer d'énergie n'est donc pas une décision personnelle. Passer d'une chaudière gaz collective à un raccordement au réseau, ou l'inverse, se vote en assemblée générale. Le bon moment pour poser la question est avant la panne, pas pendant : un scénario chiffré à froid se vote mieux qu'un devis d'urgence.

Là où l'énergie ne suffit pas

Aucun changement de chauffage ne rattrape une enveloppe qui fuit. Laval affiche 5,7 % de passoires classées F ou G, et le segment le plus exposé est sans surprise le bâti ancien : 14,1 % de passoires dans les logements antérieurs à 1948, soit 3 895 diagnostics.

Sur ce parc, l'ordre reste classique : toiture et combles d'abord, menuiseries et ventilation ensuite, l'équipement en dernier. Installer un système performant sur un bâtiment non isolé revient à verser de l'eau dans un seau percé. Un audit énergétique hiérarchise ces postes sur le bâti réel.

Le réflexe avant de vendre

Regardez deux lignes de votre diagnostic : l'énergie de chauffage et la date d'établissement. Si c'est l'électricité et que la date précède le 1er janvier 2026, refaites-le, c'est le gain le moins cher disponible.

Si c'est le gaz, le diagnostic reflète déjà la règle actuelle et le levier est ailleurs. Si c'est le réseau, demandez à votre syndic le contenu énergétique en vigueur : il a pu évoluer depuis votre dernier diagnostic. Le reste suit le dossier de vente, avec l'état des risques à vérifier par adresse.

Questions fréquentes

Comment se répartit le chauffage à Laval ?

Sur 15 485 logements diagnostiqués : 43,9 % au gaz naturel, 39,4 % à l'électricité et 15,2 % au réseau de chauffage urbain. Cette répartition à trois énergies est inhabituelle, la plupart des villes étant dominées par une seule.

L'énergie de chauffage change-t-elle vraiment la classe ?

Oui. Le DPE croise deux jauges, consommation et émissions de gaz à effet de serre, et retient la plus mauvaise des deux. Les trois énergies ne se placent pas au même endroit sur ces échelles.

Pourquoi le gaz est-il pénalisé ?

Il se comporte correctement sur la consommation mais pèse lourd sur les émissions. Comme la classe retenue est la plus mauvaise des deux jauges, c'est souvent le carbone qui décide, même sur un logement bien isolé.

Comment connaître le contenu de mon réseau de chaleur ?

Il est publié réseau par réseau et évolue avec les investissements de l'exploitant. Demandez-le à votre syndic ou à l'exploitant : c'est cette valeur, et non une moyenne nationale, que le diagnostiqueur doit utiliser.

Sources officielles

3 devis à comparer100% gratuitSans engagementRéponse sous 24hIntervention sous 48h
Devis gratuits

Comparez jusqu'à 3 devis de diagnostiqueurs à Laval

Décrivez votre projet en 2 minutes : réponse sous 24 h, 100 % gratuit et sans engagement.

11%

Quel est votre projet ?

Sélectionnez votre situation pour démarrer

4.7/5